La loi sur la fiscalité des restructurations (UmwStG) régit les conséquences fiscales des restructurations d'entreprises telles que la
fusion, la scission, le changement de forme ou l'apport, et permet, sous certaines conditions, une continuation des valeurs comptables sans incidence fiscale. Cela permet d'éviter la taxe de restructuration si les parties respectent scrupuleusement les délais, évaluations et obligations de déclaration ancrés dans la loi. La rétroactivité fiscale est particulièrement pertinente en pratique : souvent, l'
inscription au registre du commerce n'est effectuée que lors du nouvel exercice, tandis que la date de la restructuration est rétroactivement fixée au 1er janvier (0h00) pour garantir des avantages comptables et fiscaux. L'UmwStG impose des obligations détaillées de documentation et de preuve, qui doivent être mises en œuvre en étroite collaboration avec le conseiller fiscal, l'expert-comptable et le
notaire. Outre la fusion classique, la loi joue également un rôle clé dans les changements de forme – par exemple, de la GmbH à la SA – ainsi que dans les fusions transfrontalières. Ceux qui planifient des restructurations devraient vérifier tôt si la continuation des valeurs comptables privilégiée s'applique, afin d'éviter les réimpositions, les majorations d'intérêts et les risques de responsabilité. Ainsi, la loi sur la fiscalité des restructurations est indispensable pour toute transaction stratégique d'entreprise.